Wednesday, June 5, 2013

Prêt à imploser, le musée s’offre une médiation

Une ambiance pesante plombe le quotidien des employés du Musée d’art et d’histoire de Genève. Une conciliation est en cours.«Tendue», «délétère» ou encore «invivable»: certains collaborateurs n’ont pas peur de la surenchère quand il s’agit d’évoquer l’atmosphère qui règne au sein du MAH. L’institution semble ne toujours pas avoir trouvé l’équilibre depuis le coup de balais opéré en 2009 et l’arrivée d’une nouvelle équipe dirigeante.

«Les coups bas se multiplient entre chefs de service, obligeant les ressources humaines à intervenir régulièrement, souffle-t-on en interne. Les gens se flinguent dans le dos en ce moment.» En cause? Des soupçons de copinage, des directives contradictoires ou encore des disparités au niveau des rémunérations – des collaborateurs au bénéfice d’un contrat d’Emploi de solidarité étant nettement moins payés que leur collègues, à cahier des charges égal. Dans ces conditions, le taux d’absentéisme atteint des records.

La direction est consciente de ce malaise, mais tend à dédramatiser. «La situation n’a pas beaucoup bougé pendant des décennies, et là, on va se lancer dans d’importants travaux de rénovation et d’agrandissement, analyse le directeur du MAH Jean-Yves Marin. Le personnel est appelé à se déplacer; les tâches des collaborateurs évoluent. Ce sont ces changements qui provoquent une certaine appréhension en interne.»

L’abcès va quand même être crevé. Une consultante externe a été mandatée pour écouter les doléances des collaborateurs qui souhaitent s’exprimer. Elle devra élaborer pour l’automne des recommandations et des mesures pour améliorer l’ambiance. –tpi

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