Entre colère et résignation
Larrivée des beaux jours donne plus dacuité au problème. Les nerfs des populations sont déjà à vif. «Le bruit de ces corbeaux freux est absolument affreux. On ne peut même pas manger sur la terrasse. Je préférerais les voir au bord du lac», peste une habitante de la rue de Neuchâtel. «Que ceux qui les défendent viennent ici. Ils se rendront compte de notre calvaire», se plaint une autre Yverdonnoise. Résignée, lesthéticienne Nicole Laurent estime que «ça dérange, mais cest la nature».
Oiseaux très intelligents
Pour réguler les populations de cette espèce protégée, la loi permet des mesures. Mais à Yverdon, leffarouchement des oiseaux et lélagage des arbres nont fait que déplacer le problème dun quartier à un autre. «Le nombre de nids en ville est stable. Mais ces oiseaux sont très intelligents et ont une grande capacité dadaptation», constate Alexandre Maillefer, biologiste mandaté par la Ville pour trouver une solution. Il signale que lAllemagne est confrontée à ce problème depuis plus de quarante ans. Selon Hans Schmid, de la Station ornithologique suisse, «aucun des divers tests menés en Suisse et à létranger ne sest révélé efficace à long terme».
Un peu partout en Suisse
Adeptes des zones urbaines, les freux ont aussi pris leurs quartiers à Genève, à Fribourg et en Suisse alémanique. En 2012, 722 des 5526 couples dénombrés dans le pays se trouvaient dans le Nord vaudois et la Broye.
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