Tuesday, June 4, 2013

Brigandage : 2 ans avec sursis requis

Le Ministère public vaudois a requis mardi 2 ans de prison avec sursis contre deux jeunes de 22 ans. Ces derniers sont accusés de crime manqué de brigandage qualifié.Le Ministère public vaudois a requis mardi 2 ans de prison avec sursis contre deux jeunes de 22 ans. En avril 2010, il ont notamment tenté sans succès de braquer une boulangerie lausannoise, armés d'un couteau et d'un pistolet à air comprimé.

Les accusés, qui ont commis plusieurs autres infractions, dont un vol de sac à main la veille, sont principalement accusés de crime manqué de brigandage qualifié. Le jugement sera notifié aux parties par écrit.

Gravité «effarante»

Dans sa plaidoirie, le Parquet a souligné la «gravité effarante» des faits commis par les délinquants, dont les culpabilités sont «identiques». En moins de 24 heures, ils s'en sont pris à deux reprises à des «femmes démunies», en les «effrayant de la pire des façons».

Malgré ce «déferlement de violence», le Ministère public a tenu compte du «bon comportement» des deux jeunes en cours d'enquête, des regrets qu'ils ont formulés et de l'absence de nouvelle infraction depuis les faits. La défense, qualifiant de «fiasco» ce cambriolage commis par «une vraie équipe de bras cassés», a aussi demandé qu'ils soient mis au bénéfice du sursis.

Vol et brigandage

Le 11 avril 2010, en fin de soirée, les deux accusés, munis de masques, ont suivi une quinquagénaire et l'ont forcée à leur remettre son sac à main. Le lendemain, après une nuit arrosée durant laquelle ils n'ont pas dormi, ils ont décidé de braquer une boulangerie, pour «résoudre les problèmes financiers» de l'un d'entre eux.

Pendant que l'un d'eux menaçait la vendeuse avec son pistolet, son comparse l'a saisie par l'épaule et blessée à la main avec son couteau, suite à des gesticulations. Les deux jeunes ont tenté ensuite sans succès de défoncer la caisse enregistreuse.

Surpris par l'arrivée du fils de la vendeuse, ils se sont enfuis dans la rue. Pris en chasse par un tiers, ils ont tiré à plusieurs reprises, selon eux «pour lui faire peur». Quelques heures plus tard, grâce à l'aide d'un chien policier, ils ont pu être interpellés.

Regrets exprimés

A l'audience, les deux accusés, qui admettent les faits, ont exprimé leurs regrets. Dès leur interpellation, ils ont écrit plusieurs lettres d'excuses à leurs victimes. Après avoir effectué 115 jours de détention préventive, ils tentent de se réinsérer.

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