Wednesday, August 21, 2013

Policiers d'élite «délogés» par des squatters

Policiers d'élite «délogés» par des squatters

par Caroline Gebhard - Les rambos de la gendarmerie se sont fait piquer un site d’entraînement. Un collectif s’y était installé contre l’avis du propriétaire. Dans les anciens locaux de l’Ecole cantonale d’art de Lausanne (ECAL), les douilles se ramassent à la pelle. Portes enfoncées ou découpées, rubans de sécurité, vitres cassées: les squatters du collectif Delta Jet ont découvert un décor surprenant lorqu’ils ont pris possession des lieux, le 17 juillet. Et pour cause: le bâtiment, vide, servait de site d’entraînement au Détachement d’action rapide et de dissuasion (DARD) de la police cantonale.

«Une dizaine de policiers ont débarqué le premier lundi qui a suivi notre arrivée, expliquent les squatters. On leur a dit qu’on vivait là et ils sont repartis d’eux-mêmes. Ils sont revenus après coup pour rechercher du matériel: on avait tout déposé devant la porte.»

«Je savais que la police utilisait ce site mais je l’ai appris fortuitement, réagit Jean-Claude Glardon, municipal de police. Personne ne les apercevait: ils arrivaient avec des véhicules banalisés et entraient discrètement.»

Selon Philippe Jaton, porte-parole de la police cantonale, les hommes du DARD utilisent effectivement différents bâtiments inoccupés et voués à la démolition pour s’entraîner. Ils disposent, à ce titre, d’autorisations délivrées par les propriétaires. Mais ils ne peuvent se prévaloir d’aucun droit s’ils se retrouvent face à des squatters: «Le propriétaire seul peut déposer plainte.» Philippe Jaton se veut également rassurant: «Ils n’utilisent pas de balles réelles. Il n’y a aucun risque!»

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