La Suisse met son veto à un téléphérique
L'entreprise suisse avait prévu de livrer une installation, mi-télécabine, mi-télésiège, pour une station de ski comptant 110 km de pistes, des téléphériques, des hôtels et un héliport. BMF devait livrer sur place les pièces détachées à un partenaire chinois chargé ensuite d'assembler et de mettre en service l'installation.
Pour motiver sa décision, le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) a classé l'installation de remontée mécanique dans la catégorie des biens de luxe, une catégorie dont les produits sont interdits d'exportation suite aux sanctions en vigueur de l'ONU contre le régime de Kim Jong-un. Le Seco a considéré qu'il s'agissait «d'une station de luxe qui servait au prestige et à la propagande du régime». Selon sa porte-parole, il était inconcevable d'imaginer que le citoyen nord-coréen ordinaire puisse utiliser de telles installations.
L'ambassadeur de la Corée du Nord en Suisse aurait exprimé sa colère lors d'une réunion avec le Seco. Mais la décision du Conseil fédéral a été soutenue par les observateurs étrangers.
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