Chantre du social, Partage serait un mauvais boss
Alertée par le SIT, la Cité sarde sétonne des griefs formulés contre Partage, à qui elle verse 420 000 fr. par an. «Lassociation a bonne réputation et les Carougeois sont contents du travail effectué, commente le magistrat chargé du dossier, Nicolas Walder. Mais nous allons creuser la question pour nous assurer que les conditions de travail sont bien respectées.» Il rappelle par ailleurs que la voirie de la commune a embauché trois anciens pensionnaires de Partage. LEtat, qui finance 75% du salaire des EdS, procède à lévaluation de lassociation tous les ans.
Les dix employés concernés, au bénéfice dun contrat dEmploi de solidarité (EdS), souffriraient dun matériel inadapté, dabsence dinfrastructures pour se doucher après le ramassage des ordures et de travail dominical non com¬pensé. Le tout rémunéré 3225 fr. par mois, comme le prévoit la loi sur les EdS. «On les ins¬talle dans une précarité durable, sans perspective dobtenir un vrai contrat ou une formation», déplore Elodie de Weck, secrétaire au SIT, qui a reçu une quinzaine de plaintes.
Critiques prises en considération
Pire, les 64 salariés de Partage seraient soumis à une pression insoutenable par leur direction. «Il y a de la violence verbale et des menaces de licenciement au cas où on irait solliciter un syndicat», témoigne un ancien collaborateur administratif. Las, plusieurs de ses ex-collègues ont démissionné avant lété.
«Nous rencontrons les mêmes problèmes que toute entreprise», reconnaît Vincent Gall, président de lassociation, qui se dit tout de même vexé par ces attaques. Il balaie en revanche fermement les ¬accusations dinsultes et de menaces et enchaîne: «Nous tentons toujours de nous améliorer et entendons les critiques. Nous étudions déjà les solutions con¬cernant les douches.»
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