Au cur de ce réseau, un ressortissant du Moyen-Orient et sa mère qui, selon un certificat invérifiable, serait décédée depuis. Lhomme faisait fabriquer de la pseudoéphédrine dans une usine au Canada. Il prétendait vendre cette substance en Libye, «en toute légalité». Mais il na jamais été en mesure de fournir les justificatifs de ces activités commerciales. Un agent infiltré de la DEA a déterminé que la pseudoéphédrine, transformée dans des laboratoires clandestins de Chigago ou de Detroit, inondait les rues de Californie et dArizona sous forme de pilules d«ice» ou de «speed».
Les bénéfices de ce trafic alimentaient les comptes de deux banques genevoises. Le Ministère public de la Confédération a décidé de saisir les deux millions qui y dormaient encore. En avril dernier, lhomme daffaires, en cavale depuis des années et sous le coup dun mandat international, a été condamné par la justice suisse pour blanchiment. Il écope de 180 jours-amende à 1000 fr. avec sursis. Mais il risque beaucoup plus gros si les Etats-Unis parviennent à lui mettre la main au collet. Il devra alors répondre non pas de délit financier, mais de trafic de drogue.
0 comments:
Post a Comment