Lundi, l'association regroupant les enseignants des classes enfantines et primaires a reçu un courrier du conseiller d'Etat valaisan suspendant le partenariat qui les lie. En cause, les propos tenus dans les médias par le président du SPVal. Didier Jacquier a en effet pris position suite à l'annonce faite par l'UDC fraîchement élu de voir les enseignants dénoncer les enfants de sans-papiers. «Nous navons pas à choisir les élèves quon nous confie. Cest inimaginable! Cest contraire à la loi de refuser laccès à lécole», avait-il dit dans la presse. «Ce n'est pas son rôle de nous transformer en délateurs.»
Sur le site de l'association, on pouvait ainsi lire mardi: «Les réponses du président de la SPVal aux journalistes qui le questionnaient sur les déclarations du Chef du DFS, Oskar Freysinger, sur les élèves sans papiers à l'école n'ont pas plu au Conseiller d'Etat.»
Pour ne pas envenimer la situation, Didier Jacquier n'a pas souhaité s'exprimer davantage auprès de nos confrères. Une réunion est prévue cette semaine entre les deux parties.
Seconde lettre
Mais la SPVal n'est pas la seule à avoir été tancée par l'agrarien. La Fédération des magistrats, des enseignants et du personnel de l'Etat (FMEP) a également reçu un courrier pour le même motif. Pour autant, le partenariat entre le canton et la fédération n'a pas été suspendu.
Fin mai, Oskar Freysinger avait fait parler de lui en affirmant que les enseignants devaient dénoncer les enfants de sans-papiers scolarisés. Un appel à la délation qui avait fait réagir jusqu'à Amnesty International.
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