Tuesday, June 4, 2013

Freysinger met au pas la Société pédagogique

Oskar Freysinger ne tolère pas la prise de position de la Société pédagogique valaisanne dans l'affaire des élèves clandestins. Il suspend temporairement tout partenariat avec elle.Le torchon brûle entre Oskar Freysinger, chef du département de la formation et de la sécurité, et la Société pédagogique valaisanne (SPVal), selon «Le Nouvelliste».

Lundi, l'association regroupant les enseignants des classes enfantines et primaires a reçu un courrier du conseiller d'Etat valaisan suspendant le partenariat qui les lie. En cause, les propos tenus dans les médias par le président du SPVal. Didier Jacquier a en effet pris position suite à l'annonce faite par l'UDC fraîchement élu de voir les enseignants dénoncer les enfants de sans-papiers. «Nous n’avons pas à choisir les élèves qu’on nous confie. C’est inimaginable! C’est contraire à la loi de refuser l’accès à l’école», avait-il dit dans la presse. «Ce n'est pas son rôle de nous transformer en délateurs.»

Sur le site de l'association, on pouvait ainsi lire mardi: «Les réponses du président de la SPVal aux journalistes qui le questionnaient sur les déclarations du Chef du DFS, Oskar Freysinger, sur les élèves sans papiers à l'école n'ont pas plu au Conseiller d'Etat.»

Pour ne pas envenimer la situation, Didier Jacquier n'a pas souhaité s'exprimer davantage auprès de nos confrères. Une réunion est prévue cette semaine entre les deux parties.

Seconde lettre

Mais la SPVal n'est pas la seule à avoir été tancée par l'agrarien. La Fédération des magistrats, des enseignants et du personnel de l'Etat (FMEP) a également reçu un courrier pour le même motif. Pour autant, le partenariat entre le canton et la fédération n'a pas été suspendu.

Fin mai, Oskar Freysinger avait fait parler de lui en affirmant que les enseignants devaient dénoncer les enfants de sans-papiers scolarisés. Un appel à la délation qui avait fait réagir jusqu'à Amnesty International.

0 comments:

Post a Comment