par Caroline Gebhard - Le recrutement denquêteurs locaux embarrasse en haut lieu. Cette annonce sème la confusion entre les missions cantonale et communale.«Orienter le travail à la recherche du flagrant délit. Détecter les nouveaux phénomènes criminels.»
Loffre demploi publiée récemment par Police Région Morges (PRM) est alléchante. Presque trop. En annonçant être à la recherche de «policiers enquêteurs» pour la constitution dun groupe «voie publique», le corps intercommunal a surpris jusquen haut lieu. Le problème? Le terme «enquêteurs», qui évoque des compétences judiciaires. Or à lexception de Lausanne, «il ny a pas de place pour une activité de ce type dans les corps de police communaux», insiste Jacques Antenen, commandant de la police cantonale. Dans un courrier daté du 20 décembre adressé au syndic de Morges, la conseillère dEtat Jacqueline de Quattro a tenu à mettre les choses au point. Elle retient «une maladresse rédactionnelle» dans le descriptif de la fonction.
Une réprimande que peine à comprendre Daniel Buache, président du comité de direction de PRM et municipal de police à Morges. «Enquêter, cest vraiment ce quon va demander à ces policiers mais à léchelon local, souligne-t-il. Ils vont essayer, par exemple, de démanteler des groupes organisés pour le vol à létalage. Mais il ny aura rien de judiciaire.» Pour Jérôme Farine, président du Syndicat de la sûreté vaudoise, la perspective de mettre sur pied un groupe de rue de type «flagrants délits» reste délicate: «Ces policiers nauront pas toutes les compétences pour traiter la plupart des affaires par la suite.»
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